Respect de la Nature et de l'environnement sur la commune de Montalieu-Vercieu 38390 Association de protection de l’environnement et de la santé en Rhône-Alpes. Risques liés aux déchets industriels dangereux proches habitations
Montalieu-Vercieu (Isère) - Les Usines de Ciment et les Montagnes du Bugey
A méditer donc...et bonne lecture.
70 000 pneus à évacuer : débuté jeudi, le chantier doit durer quatre semaines.
Le DL/Salvatore MONTE
Depuis jeudi après-midi, les anciennes fonderies d’Arandon sont le théâtre d’un vaste chantier, au rythme d’un va-et-vient incessant de camions. Leur mission : évacuer un stock de 500 tonnes de pneus usagés entreposés illégalement sur cette friche industrielle.
Ces derniers mois, les réunions s’étaient multipliées sous l’égide du sous-préfet de La Tour-du-Pin, avec les élus locaux et les gestionnaires du site, afin de trouver une solution quant au retraitement de ces montagnes de pneus. « En raison de l’enjeu environnemental et d’un risque sanitaire non négligeable, nous nous étions engagés à traiter ce dossier avant la fin de l’année. Ce sera chose faite », se félicite Gilles Cantal, le sous-préfet.
Confié à la société Recyvalor, spécialisée dans la valorisation des pneus de voiture, le chantier consiste dans un premier temps à évacuer un stock estimé à 70 000 pneus. « Il s’agit du seizième chantier depuis notre création en 2008. Comme 60 autres sites répartis sur l’Hexagone, ce chantier a été identifié comme prioritaire par le ministère en charge du Développement durable. Les pneus d’Arandon sont évacués sur une usine de traitement, basée à Saint-Pierre-de-Chandieu (Rhône) pour être transformés en granulats et faire l’objet d’une valorisation énergétique et géotechnique », détaille un responsable de Recyvalor.
Concrètement, ce combustible, sous la forme de billes de caoutchouc, sera ensuite acheminé à Montalieu-Vercieu, pour alimenter la cimenterie Vicat.
Devant durer quatre semaines, ce chantier est estimé à 51 500 euros.
Une note payée aux deux tiers par les entreprises engagées à titre volontaire au sein de Recyvalor et à un tiers par l’Etat.
par la rédaction du DL le 11/12/2010 à 05:56
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Source : http://www.ledauphine.com/isere-nord/2010/12/10/une-seconde-vie-a-ete-trouvee-pour-les-70-000-pneus-usages
Pour en savoir plus sur ce sujet :
Source :http://espace.lecolededesign.com/2009/06/recycler-pour-mieux-construire/
En France, la quantité de caoutchouc est estimée à quatre cent mille tonnes par an. Ces gisements proviennent de quatre origines dont la principale est celle des ménages qui occupe environ soixante dix pour cent du gisement par les pneumatiques usagés. Les autres sources quant à elles sont industrielles. Elles comprennent les déchets de caoutchouc industriel avec lafabrication de chaussures, tuyaux, revêtements de sols…, les déchets de fabrication de pneus ainsi que les déchets de rechapage des pneus.
Parmis les quatre cent mille tonnes de caoutchouc utilisé chaque année, quatre vingt dix neuf mille tonnes seulement se réintégrent dans le caoutchouc neuf et le rechapage (Bande de roulement reconstituée sur les pneumatiques usagés). Soixante treize mille tonnes sont broyés mécaniquement et transformé en granulé puis utilisé pour les travaux publics ou dans la fabrication de revêtements de sols industriels et sportifs. Soixante mille tonnes sont d’usage agricole et cent vingt neuf mille tonnes reste à valoriser. Enfin, quarante mille tonnes sont valorisées dans les cimenteries ce qui représente environ 13% du gisement du des pneus usagés non réutilisables. Cela représente plusieurs avantages. En effet, cela évite un dépôt sauvage ainsi que la disparition complète des fumées noires. Cependant, ces avantages sont restreints par des contraintes financières et réglementaires.
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Recyclage et revalorisation des pneus
Source : http://iferhounene.unblog.fr/2010/07/20/recyclage-de-pneux-machines-et-etudes-de-projets-a-votre-service/
Les pneus des voitures sont constitués de caoutchouc synthétique, d'acier, de textile, de fibre de verre et de céramide.
Le caoutchouc des pneus de camion est un caoutchouc naturel.
Certains métaux lourds se retrouvent dans la composition des pneus.
Valorisation énergétique
Les pneus ont un pouvoir calorifique élevé : environ 24 000 kJ/kg. La valorisation énergétique en cimenteries et en sidérurgie est largement répandue. Cependant, la présence de métaux lourds dans les pneus et la technologie des installations existantes constituent des limites à cette filière. Il semble qu'actuellement, seules les cimenteries CBR et CCB valorisent respectivement 17.000 et 18.000 tonnes de pneus usés provenant des trois régions de Belgique et de l'étranger1.
Le ciment est un matériau de base dans les secteurs du bâtiment et du génie civil. La production mondiale de ciment (plus de 1500 millions de tonnes en 2005) progresse régulièrement depuis le début des années cinquante et explose actuellement dans les zones en plein développement comme l’Asie. La production européenne représente environ 12% de la production mondiale et comptait en 1995 près de 252 usines de fabrication de clinker et de ciment fini (38 usines en France) ainsi que 68 stations de broyage non équipés de fours (5 stations de broyage en France).
Le ciment est une poudre finement broyée, non métallique et inorganique, qui est obtenue à partir de calcaire et d’argile… La réaction chimique de base commence avec la décomposition du carbonate de calcium (CaCO3) en chaux (oxyde de calcium, CaO) accompagnée d’un dégagement de gaz carbonique à environ 900°C. Ce processus appelé calcination est suivi de la cuisson du clinker ou clinkérisation pendant laquelle l’oxyde de calcium réagit à haute température (entre 1400°C et 1500°C) avec la silice, l’alumine et l’oxyde ferreux pour former des silico-aluminates de calcium composant le clinker. Celui-ci est ensuite broyé et mélangé à du gypse et à d’autres constituants ce qui permet d’obtenir le ciment.
Il existe 4 grands procédés de fabrication du ciment : la voie sèche, semi-sèche, semi-humide et humide. Le choix du procédé dépend dans une large mesure de l’état des matières premières (sèches ou humides). Une grande partie de la production mondiale est toujours fabriquée en voie humide. Cependant en Europe, plus de 75% de la production est fabriquée en voie sèche en raison de la disponibilité de matières premières sèches
L’industrie du ciment est une industrie à forte consommation d’énergie ; son coût représente 30 à 40% des coûts de production (non compris les coûts d’investissement). Le premier combustible utilisé est le charbon mais il est fait appel à une large gamme de produits dont le coke de pétrole, le gaz naturel et le fioul. Outre ces combustibles, l’industrie du ciment brûle depuis 10 ans différentes sortes de déchets (pneus usagés avec un agrément spécifique, déchets industriels à potentiel calorifique intéressant, farines animales etc.).
Le point majeur réside dans les émissions polluantes. Les principaux rejets sont les émissions des fours ; les cimenteries sont de grands producteurs de CO2 qui est produit par la réaction de calcination du Ca CO3 et la combustion.
La directive IPPC (Prévention et réduction intégrées de la pollution) contient la liste générale des principaux polluants atmosphériques à prendre en compte pour fixer les valeurs limites d’émission. Les principaux polluants sont :
On peut y ajouter :
Les principales sources d’émissions de poussières sont donc les fours, mais aussi les stations de broyage de matières premières, les refroidisseurs à clinker et les broyeurs à ciment. La conception et la fiabilité des filtres électrostatiques et des filtres à manches modernes ont permis d’abaisser les émissions de poussières à des niveaux relativement bas (inférieurs à 10 mg/m3).
Alors que les mesures de réduction des poussières sont largement appliquées depuis plus de 50 ans et que la réduction du SO2 est spécifique à chaque usine (notons qu’une bonne partie du SO2 est piégée dans le procédé), la question des NOX est une question relativement nouvelle pour l’industrie cimentière. La conduite du procédé est optimisée et des brûleurs bas NOX sont développés. Ces mesures primaires générales devront probablement être complétées par des mesures complémentaires, plus complexes, sur les procédés tels que la réduction non catalytique sélective etc.
Les autres nuisances ou risques d’une cimenterie sont liés au bruit, au traitement de déchets spéciaux, aux transports et approvisionnements, aux risques d’incendie ou d’explosion selon la nature des combustibles utilisés…
Il faut enfin signaler que toute cimenterie est associée à une carrière dans son voisinage pour les approvisionnements en matières premières et que par conséquent les mesures de prévention et de protection contre les nuisances de ce type d’installations sont à prendre en compte (protection des paysages, poussières, bruits, tirs de mines, protection des eaux superficielles et souterraines, déchets, transports et approvisionnements…)
Chambre Syndicale Nationale des Fabricants de Chaux Grasses et Magnésiennes
http://www.infociments.fr/
Usine VICAT - Montalieu-Vercieu (38390)